urga

URGA de nikita mikhalkov

un film à regarder lentement

une histoire d’amitié

un peu d’ethno

musique d’artemiev  (pas cette ballade…)

et toujours ce regard sur l’Homme, celui qui, bien que galvaudé par l’Hisoire, résiste ne fût-ce que sentimentalement

.

suite urga : n’est-ce pas un sanglot que la déconvenue ? (luis aragon)

URGA de nikita mikhalkov

un film à regarder lentement

une histoire d’amitié

un peu d’ethno

et toujours ce regard sur l’Homme, celui qui, bien que galvaudé par l’Hisoire, résiste ne fût-ce que sentimentalement

ajo blanco

.

.

en el mortero

ajo almendra aceite y sal

el ajo blanco

.

.

.

les ailes de cire

savez-vous monsieur ce qui me plaît en vous ?

c’est que vous n’avez pas renoncé à une certaine idée de vous-même

à une impossible réconciliation

de la beauté et du devoir

de l’esprit et de la chair.

la réalité, le réalisme nous renvoient à l’animal, à nos limites

le mensonge, l’idéalisme, la personnification, la poursuite de l’impossible rêve est ce qui fait l’humain

pour être humain, il ne faut pas savoir que les ailes de cire fondent au soleil

si nos ailes ont fondu

si nos ailes sont usée par l’âge,

c’est que la raison a eu raison de notre vanité

c’est que le fou a su qu’il dépendait de la raison, que la folie qui ne s’alimente de raison aura raison de sa folie, ou sa follie aura raison du fou.

on ne peut faire à l’infini fi de nos limitations

il faut se rendre à la raison par la force de l’âge :

ce que me disent tes dents blanches

ce que me dit ton regard de vingt ans

c’est l’espoir, c’est la certitude de pouvoir personnifier le monde

c’est que la musique, la beauté, la poésie, cela se mange, cela sert à quelque chose.

c’est sur ce mensonge que nous pouvons sortir de la condition d’animal, simple opportunisme, simple egoïsme nécessaire à la survie de l’animal simple, individuel

un vieux est une personne dont les ailes de cire ont fondu au soleil, et qui n’est pas mort de sa chute :

il a des ailes, c’est lui

elles sont brûlées

et il le voit

et il se voit

il a des ailes qui ne peuvent plus voler

et il s’alimente au sol pour que son individu survive.

l’ami chez les ennemis, l’ennemi chez les siens clic

ce filmde 1976 de nikita mikhalkov pose la vraie question et donne la vraie réponse.

ce n’est pas vraiment une réflexion sur le communisme.

c’est plutôt une giffle à l’individualisme, il illustre  le prix que l’on a payé la trahison à nos idéaux profonds.

et puis il est divertissant aussi, à la façon d’un western ! et l’image, la musique, tout est à la hauteur !

on le trouve difficilement dans le commerce, mais on peut l’emprunter dans des bibliothèques, le décharger de veoh en version sous-titrée anglais (voir le lien at home among strangers dans la catégorie cinéma soviétique), ou le regarder par petits bouts sur you tube dans cette même version.